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Comprendre l’excès d’acidité dans notre mode de vie
Le saviez-vous ? Notre alimentation actuelle, la pollution et le stress sont trois éléments de notre mode de vie qui génèrent de nombreux acides et toxines, tous acidifiants, perturbant ainsi l’équilibre acido‑basique nécessaire à notre bonne santé. Cette acidification anormale de notre corps entraîne de nombreux maux dont une inflammation chronique !
Alors, quelle alimentation adopter au quotidien pour lutter contre cette acidification et les maladies qu’elle entraîne ? Voici mes conseils pour une alimentation anti‑inflammatoire qui respecte nos équilibres acido‑basiques.
Qu’est-ce que l’équilibre acido‑basique ?
Chaque partie du corps possède un pH différent, sachant que le pH est neutre à 7. En dessous, il est acide ; au‑dessus, il est dit basifiant ou alcalin. Dans certaines parties du corps, nous avons besoin d’un pH acide, comme celui de l’estomac à 4, très acide, qui permet de prédigérer les protéines. Le pH de notre bouche, lui, oscille entre 6,5 et 7,5. Celui de nos intestins entre 5,5 et 8,5 selon les zones, etc.
Et s’il est normal pour notre organisme de fabriquer des acides (l’activité physique produit via nos muscles de l’acide lactique, par exemple), l’excès d’acide déstabilise l’équilibre électrolytique. Or notre pH sanguin, lui, ne supporte que très peu de variation : entre 7,38 et 7,4 ! Notre mode de vie moderne (stress, sédentarité, pollution), conjugué à une alimentation trop riche en aliments acidifiants (produits industriels transformés, viandes rouges, gluten, café, sucre raffiné, etc.), entraîne une acidose latente.
Pour maintenir à tout prix le pH sanguin dans les normes, le corps va puiser partout où il peut trouver des éléments alcalins qui vont neutraliser ces acides et maintenir l’équilibre vital. Quant aux reins, chargés d’éliminer l’excès d’acides forts, ils vont jouer un rôle tampon en travaillant bien plus qu’ils ne le devraient.
Résultat : cet excès d’acidité est responsable de fatigue, d’inflammations, de douleurs rhumatologiques (tendons, os, articulations), de pillage des réserves alcalines de nos os (calcium, magnésium…), « alcalin » étant le synonyme de « basifiant », ainsi que d’une moins bonne assimilation des nutriments.
Quels sont les aliments basifiants et l’indice PRAL ?
Les aliments sont classés selon leur impact sur le pH du corps après digestion, et non selon leur goût. Par exemple, le citron a un goût acide mais un effet alcalinisant une fois métabolisé par les intestins.
Pour s’y retrouver, c’est simple : il suffit de regarder l’indice PRAL de chaque aliment. Celui‑ci mesure le potentiel acidifiant ou alcalinisant des aliments. Les valeurs positives signalent un potentiel acidifiant, les valeurs négatives un potentiel alcalinisant (voir l’indice PRAL détaillé sur des listes spécialisées).
Aliments globalement basifiants
D’une façon générale, retenez que tous les légumes et fruits sont basifiants, ainsi que les oléagineux non transformés (huiles pressées à froid, graines, herbes fraîches, algues…), et doivent donc constituer l’essentiel de notre alimentation. Avec une précision concernant les légumineuses : riches en protéines et en sucres complexes, les légumineuses sont basifiantes dans leur immense majorité. Elles sont donc très intéressantes pour notre santé.
Parmi les aliments basifiants, on retrouve notamment :
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Légumes verts : épinards, chou kale, brocolis, courgettes, concombre, butternut, courges, artichauts, salades…
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Fruits frais : citron, avocat, banane mûre, figues, melon, baies.
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Fruits secs : amandes, noisettes.
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Herbes et épices : curcuma, gingembre, basilic, persil.
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Légumineuses : lentilles, pois chiches.
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Graines : chia, lin, tournesol.
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Eaux alcalines : eau de source peu minéralisée, eau de coco.
Très rapidement, en modifiant ses habitudes alimentaires avec une assiette composée à 70% de légumes, fruits, légumineuses et un peu de céréales non raffinées et faibles en gluten, on constate une amélioration de l’état de santé.
Cette alimentation basifiante ou alcaline, c’est‑à‑dire non acidifiante, permet donc de :
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Réduire l’inflammation et les douleurs articulaires.
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Améliorer la digestion et l’assimilation des nutriments.
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Préserver la santé osseuse en évitant la déminéralisation par fuite du calcium et du magnésium.
Aliments acidifiants : ceux à limiter
À l’inverse, les familles d’aliments acidifiants (à modérer voire à éviter) sont les suivantes (désolée, je ne vais pas vous faire plaisir !) :
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❌ Produits transformés : plats industriels, fast‑food, pizzas, céréales raffinées (pains blancs, pâtes, pizzas, riz basmati, sushi…).
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❌ Sucres raffinés : sodas, pâtisseries, bonbons, gâteaux apéritifs, tous les produits transformés.
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❌ Viandes rouges, charcuterie.
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❌ Produits laitiers : fromages affinés et pasteurisés, lait de vache.
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❌ Alcool et café.
Il ne s’agit pas de tout bannir d’un coup, mais d’apprendre à en réduire progressivement la quantité et la fréquence.
Comment adopter une alimentation basifiante au quotidien ?
Voici mes conseils de naturopathe pour réussir à mettre en place cette alimentation « santé » si bénéfique pour notre organisme. Cela n’est pas très compliqué mais demande un peu d’anticipation.
Organiser sa cuisine pour avoir toujours du basifiant sous la main
Prenez l’habitude de cuisiner à l’avance pour toujours avoir dans votre frigo :
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des légumes cuits (soupes, gratins, légumes braisés, légumes vapeur ou rôtis, purée…),
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des légumes crus à manger en salade (concombre, avocats, radis, salade),
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des légumineuses préparées durant le week‑end pour toute la semaine et mises dans des plats en verre (pois chiches, lentilles, etc.).
Quelques gestes simples au quotidien
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Pour nettoyer votre foie, vous pouvez commencer à jeun par un verre d’eau tiède citronnée, très bon alcalinisant naturel.
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Commencez tous vos repas par des légumes verts crus ou cuits à basse température, qui vous garantissent l’apport en sels minéraux, vitamines et anti‑oxydants.
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En cas d’envie de grignotage au milieu de la journée, consommez des fruits, y compris une banane très riche en magnésium, au lieu de produits transformés et sucrés.
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Abusez encore et encore des épices bio, de l’ail, des oignons et des herbes fraîches (estragon, persil, coriandre, basilic) pour relever vos plats au lieu de sauces industrielles et du sel !
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Buvez minimum 1,5 litre d’eau faiblement minéralisée (trop minéralisée fatigue vos reins) pour aider l’organisme à éliminer les toxines.
Gérer le stress et soutenir les émonctoires
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Pour lutter contre les effets acidifiants du stress, pratiquez une activité physique douce (yoga, marche, respiration profonde, méditation…).
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N’oubliez pas de respirer profondément et souvent. Cet organe, à l’expir, nous permet d’évacuer beaucoup d’acide carbonique sous forme de CO₂.
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Enfin, pour tous ceux qui le peuvent, faites des saunas régulièrement. La peau et ses glandes sudoripares, chargées de la transpiration, sont de véritables petites usines à évacuer les acides à l’origine, entre autres, de l’eczéma.
Revenir à une alimentation basifiante : une question de bon sens
Revenir à une alimentation basifiante est une question de bon sens. Il s’agit de revenir à ce que l’homme consomme depuis des millénaires, c’est‑à‑dire en majorité des végétaux et un peu de protéines.
Il ne s’agit pas de bannir totalement les aliments acidifiants, mais de trouver un équilibre en privilégiant les aliments alcalins. Ainsi, vous optimiserez votre bien‑être et favoriserez un métabolisme harmonieux.
Aller plus loin : la détox comme coup de pouce
Envie d’une détox pour rééquilibrer votre organisme ? Découvrez nos séjours de jeûne et de revitalisation, qui associent alimentation basifiante, repos digestif encadré et accompagnement personnalisé, pour vous aider à repartir sur de nouvelles bases.
FAQ sur l’alimentation basifiante
Non. Le pH sanguin est très strictement régulé par l’organisme entre 7,38 et 7,4. L’alimentation basifiante ne « modifie » pas ce pH, elle allège le travail des systèmes tampons (reins, poumons, réserves minérales) en réduisant la charge acide globale de l’organisme.
Non. L’objectif n’est pas de tout interdire, mais de retrouver un équilibre. Une bonne base est de viser environ 70 à 80% d’aliments basifiants (légumes, fruits, légumineuses, bonnes huiles) et 20 à 30% d’aliments plus acidifiants, de bonne qualité et en quantité modérée.
Beaucoup de personnes constatent déjà une amélioration de leur énergie, de leurs douleurs articulaires ou de leur digestion en 2 à 3 semaines. Pour un vrai rééquilibrage de terrain, il faut plutôt compter plusieurs semaines à quelques mois, surtout si l’on part d’une alimentation très acidifiante.
Oui, au contraire : elle prépare et prolonge très bien une cure. Adopter progressivement plus de végétaux, de bonnes graisses et de légumineuses avant un séjour de jeûne facilite la descente alimentaire, et poursuivre ce type d’alimentation après la cure aide à stabiliser les bénéfices sur l’inflammation, les articulations et l’énergie.detox-en-sologne.

