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18 juillet 2026Jeûne et microbiote : pourquoi la reprise alimentaire est essentielle
On parle souvent du jeûne comme d’une pause digestive.
Mais un acteur discret vit cette pause très de façon très intensément : notre microbiote intestinal !
Notre microbiote, composé de 10 000 milliards de micro-organismes, soit un poids de 2 kg, abrite en moyenne 160 espèces de bactéries dont 20 communes à tous les individus, mais aussi des parasites, champignons, virus. Dson rôle encore très méconnu, fait l’objet désormais de très nombreuses études. On sait d’ores et déjà qu’il participe à la digestion, à l’immunité, à l’inflammation, au métabolisme, à l’humeur et à l’énergie.
Notre alimentation est le carburant de nos bactéries mais la santé de celles-ci varie aussi selon notre rythme et style de vie : stress, sommeil, activité physique, médicaments, alcool, sucre, aliments ultra-transformés…
Quel rôle joue le jeûne ?
Le jeûne c’est a minima 3 semaines de repos digestif si l’n compte la descente et la remontée qui accompagne la semaine de jeûne
Lors du protocole du jeûne d’inspiration Buchinger qui associe jus frais, bouillons, tisanes, eau, repos, marche douce, accompagnement et reprise alimentaire progressive, le microbiote ne change pas seulement pendant le jeûne : il se réorganise aussi après avec un rééquilibrage au profit des bonnes bactéries (bactéries symbiotiques) et au détriment des mauvaises bactéries (bactéries pathogènes).
Une étude publiée en 2019 dans le Journal of Nutritional Science par Mesnage, Grundler, Schwiertz, Le Maho et Wilhelmi de Toledo conclut que “les modifications de la composition du microbiote intestinal humain sont liées au basculement du métabolisme énergétique au cours du jeûne Buchinger de 10 jours ». Les auteurs suggèrent que les modifications du microbiote font partie des adaptations physiologiques au jeûne, en lien avec le changement de carburant qui passe à partir de 48 h de jeûne, du glucose aux corps cétoniques issus de nos réserves de graisses.
Plus récemment, Wu et al. ont publié en 2024 dans Nutrients une étude sur 10 jours de jeûne prolongé. Ils rapportent que le jeûne a modifié les métabolites sanguins et induit des changements dans la composition, la diversité et la structure du microbiote intestinal.
Le jeûne semble donc ouvrir une fenêtre très intéressante du point de vue de l’équilibre de notre microbiote. Mais attention à respecter la réintroduction progressive des aliments lors de la remontée alimentaire !
Après plusieurs jours de repos digestif, réintroduire progressivement des aliments simples, légumes, fruits, oléagineux et légumineuses, riches en fibres douces, bien mastiqués, permet de soutenir un microbiote plus équilibré. À l’inverse, reprendre trop vite sucre, alcool, café, charcuterie ou produits ultra-transformés peut faire perdre une partie du bénéfice car ces aliments contribuent à faire proliférer les mauvaises bactéries, dites bactéries pathogènes au détriment de nos bonnes bactéries qui elles se nourrissent de fibres.
À Detox en Sologne, la reprise alimentaire n’est pas une formalité. On la prépare durant tout le séjour, un long atelier y est consacré la veille du départ. Elle permet de repartir avec des repères concrets : manger plus lentement, écouter sa faim, ne jamais dépasser le seuil de satiété, choisir des aliments plus vivants, plus riches en vitamines, anti-oxydants et sels minéraux, comprendre son rapport au sucre et aux automatismes.
Le jeûne devient alors davantge qu’une pause : une occasion de prendre soin de son jardin intérieur et repartir avec de meilleures habitudes de vie.
Références :
Mesnage et al., Journal of Nutritional Science, 2019.
Wu et al., Nutrients, 2024.

