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18 juillet 2026Jeûne et arthrose : pourquoi les douleurs articulaires intéressent les chercheurs ?
L’arthrose est souvent résumée à une simple “usure”. On vieillit, le cartilage s’abîme, les articulations deviennent douloureuses. Pourtant, les recherches récentes montrent une réalité plus complexe.
L’arthrose n’est pas seulement une affaire de cartilage. Elle est aussi liée au terrain inflammatoire, au métabolisme, au poids, au microbiote intestinal, au stress oxydatif et au vieillissement cellulaire. C’est précisément pour cela que le jeûne intéresse les chercheurs.
Une revue publiée en 2025 dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology rappelle que l’arthrose est de plus en plus considérée comme un trouble systémique impliquant “low-grade inflammation and metabolic imbalance” : une inflammation de bas grade et un déséquilibre métabolique. Autrement dit, l’articulation douloureuse n’est pas isolée du reste du corps.
Une autre revue, publiée en juillet 2025 dans Frontiers in Nutrition par Nianyi Sun, s’intéresse au jeûne intermittent et à l’arthrose. Elle explore plusieurs mécanismes : inflammation, microbiote, autophagie, stress oxydatif, métabolisme. Les auteurs soulignent notamment que le dysfonctionnement de l’autophagie joue un rôle important dans la physiopathologie de l’arthrose. L’autophagie est ce mécanisme par lequel la cellule recycle certains éléments abîmés ou inutiles.
Peut-on dire que le jeûne soigne l’arthrose ? Non en absence d’études randomisées effectuées sur des milliers de patients. En revanche, on peut dire que le jeûne est étudié pour ses effets sur plusieurs mécanismes impliqués dans le confort articulaire : poids, inflammation de bas grade, microbiote, autophagie, mobilité, stress oxydatif et perception de la douleur.
Le protocole Buchinger est intéressant car il ne repose pas sur un jeûne hydrique. Il associe apports liquides contrôlés, descente alimentaire, repos, marche douce et reprise progressive. L’étude Buchinger de 2019 sur 1 422 personnes montre une bonne tolérance du protocole et des améliorations du bien-être, du poids, du tour abdominal, de la tension et du niveau inflammatoire.
À Detox en Sologne, les randonnées se font en douceur, dans les forêts de Sologne, au rythme de chacun. Pour les personnes qui ressentent raideurs ou inconforts articulaires, le séjour offre un temps précieux pour alléger son corps, le détoxiner grâce à l’autophagie et au passage en cétose, deux phénomènes concomitants du jeûne long (c’est à dire supérieur à 4 jours) qui nous permettent respectivement de nous nettoyer et brûler nos réserves de graisses.
Références : Sun et al., Frontiers in Nutrition, juillet 2025.
Revue microbiote et arthrose, Frontiers in Cellular and Infection Microbiology, 2025. Wilhelmi de Toledo et al., PLOS ONE, 2019

