
Jeûne et microbiote : pourquoi la reprise alimentaire est essentielle
18 juillet 2026Jeûne et inflammation : offrir au corps une vraie pause
Fatigue persistante, douleurs diffuses, raideurs, troubles digestifs, sensation d’ “encrassement”… Ces signes traduisent souvent un organisme surchargé par les toxines qui ne sont plus suffisamment évacuées : trop de sucre, trop d’aliments transformés, trop de stress, trop d’alcool, trop peu de sommeil, trop peu de mouvement.
Le jeûne d’inspiration Buchinger dit long ( 6 jours) et encadré, peut alors offrir une vraie pause digestive pour toute personne en bonne santé*. Il ne s’agit pas d’une privation brutale bien au contraire car ce jeûne est précédé d’une descente alimentaire progressive et est suivi d’une remontée alimentaire tout en douceur, chacune d’une durée d’une semaine minimum. Soit au total 3 semaines de détox digestive et métabolique, accompagnée par des professionnels du jeûne.
L’inflammation n’est pas une ennemie. Elle permet au corps de se défendre des agressions et de réparer. Le problème commence lorsqu’elle devient chronique, silencieuse, persistante. On parle alors d’inflammation de bas grade, aujourd’hui étudiée dans la fatigue, les douleurs, les troubles métaboliques et le vieillissement accéléré.
L’étude Buchinger publiée en 2019 dans PLOS ONE par Wilhelmi de Toledo (2) a suivi 1 422 personnes pendant un jeûne de 4 à 21 jours, avec environ 200 à 250 kcal par jour, sous forme de jus de légumes, de bouillons et tisanes. Les auteurs concluent que ce jeûne était “safe and well tolerated”, c’est-à-dire sûr et bien toléré dans ce cadre encadré. Ils rapportent aussi une amélioration du bien-être physique et émotionnel, du poids, du tour abdominal, de la tension artérielle, de l’inflammation et de plusieurs facteurs métaboliques.
Une publication plus récente, parue en 2025 dans Frontiers in Nutrition, nuance toutefois l’idée d’un jeûne simplement “anti-inflammatoire”. Mesnage, Grundler et Wilhelmi de Toledo parlent d’une réponse “baseline-dependent”, c’est-à-dire dépendante du terrain de départ. Chez certaines personnes, certains marqueurs peuvent augmenter temporairement pendant l’adaptation au jeûne. Chez d’autres, notamment lorsque le terrain inflammatoire est élevé, une normalisation peut être observée.
C’est pourquoi il est plus juste de parler de modulation de l’inflammation que de promesse anti-inflammatoire automatique.
À Detox en Sologne, nous suivons le protocole d’inspiration Buchinger : jus frais de légumes bio le matin, bouillons maison le soir, tisanes et eau dans la journée, randonnée douce, repos, accompagnement naturopathique, descente et reprise alimentaire progressive. Notre rôle n’est pas de promettre un traitement mais d’offrir au corps un cadre favorable à l’allègement, au repos digestif et à la récupération. Nos jeûneurs sont nombreux ( voir avis) à témoigner de douleurs et symptômes inflammatoires estompées voire disparues.
Références :
(1) En France le jeûne à visée thérapeutique est interdit. Seul le jeûne bien-être est toléré.
(2) (2) Wilhelmi de Toledo et al., PLOS ONE, 2019. Mesnage, Grundler, Wilhelmi de Toledo, Frontiers in Nutrition, 2025.

